was successfully added to your cart.

On connait tous ce sentiment. En vacances sous les tropiques, lors d’une randonnée sur un week-end à la montagne ou pendant un apéro sur la plage entre amis, qui ne s’est jamais pris à vouloir prolonger un moment plus longtemps ? Pouvoir y rester un peu plus. Une journée, une semaine ou un mois : on aimerait alors que le temps se fige comme par magie – juste ce qu’il faut pour satisfaire notre soif de l’endroit dans lequel on se trouve.

Après trois jours non-stop de travail et de conduite, nous nous sommes autorisés un petit moment de décompression au Cap-Saint-George. Ses falaises, aussi imposantes qu’inspirantes, ont été notre jardin le temps de deux nuits. Sans aucun doute, le meilleur spot pour dormir que nous avons pu trouver jusqu’à présent !

roadtrip Canada

L’envers d’une vie nomade : la conduite et le travail

Plus que des vacances ou qu’un simple roadtrip : l’idée derrière ce périple en van, est avant tout de pouvoir se rendre compte s’il est possible de faire de sa vie un voyage, de façon durable. Et qui dit pérennité, dit forcément auto-suffisance financière. Autrement dit : réussir à allier travail et voyage.

Si le temps que nous avons passé au Parc national du Gros Morne fût, sans conteste, très exaltant : les trois jours qui ont suivi étaient plutôt routiniers. Levés à 7h30, Ordinateur allumé à 8h30 pour être seulement éteint 10 heures plus tard, un peu de conduite pendant une heure, et diner aux alentours de 20h. Finalement, jamais nous n’avons fait des journées de travail aussi longues, qu’en roadtrip : l’équivalent de 30h en trois jours.

Être « digital nomad » n’est pas de tout repos.

Le côté cool ? Le sentiment de flexibilité et de liberté

En Autriche aussi, nos journées étaient fatigantes et chargées. L’un dans l’autre, les avantages offerts par la vie en van surpassent toutes ses contraintes. Pour n’en citer qu’un : pouvoir se dire « Aller, on reste au bord de la mer une journée de plus. ». Mardi soir, à peine les ordinateurs rangés dans leur pochette, nous nous sommes mis en route en destination du Cap-Saint-George. L’endroit est connu dans la région pour l’observation de baleines depuis ses falaises.

Nous partagions notre quotidien, avec cette nature si revitalisante.

Arrivés sous une lumière rasante, les rochers étaient illuminés d’orange et la végétation luxuriante. Y trouver un espace pour garer notre van pour la nuit, a été un jeu d’enfant : la municipalité locale encourage les roadtrippers et les campeurs d’y séjourner autant de temps qu’ils le souhaitent – gratuitement.

Roadtrip Terre Neuve

Roadtrip Terre Neuve

Roadtrip à Terre

Roadtrip Terre Neuve

C’est au moment de l’apéritif, que nous en avons pris conscience : peu importe la fatigue accumulée et l’organisation nécessaire pour nos projets professionnels : ces moments valent de l’or. Être là, assis à quelques mètres seulement du bord, surplombant le vaste océan qui s’étend devant nous.

Bien plus qu’un sentiment de flexibilité et de liberté, vivre dans notre véhicule nous apporte une connexion nouvelle avec la nature environnante. Manger là, dormir là, se réveiller là, vivre là : d’une certaine façon, nous n’étions plus simplement de passage. Nous n’étions plus seulement spectateur : nous partagions notre quotidien avec cette nature si revitalisante. En étant sédentaire, de tels endroits ne sont accessibles que sur le temps d’une journée. De quelques heures. On y serait venus pour se promener, et deux heures plus tard nous serions rentrés chez nous. En restant deux nuits sur ce caillou à l’extrémité Ouest de Terre-Neuve, nous pouvions alors ressentir la même connexion avec la nature, que si nous étions en tente. Un sentiment mêlé de quiétude et d’une impression d’être chez-soi. À la différence que nous avions tout notre confort : un vrai lit et des repas chauds.

Roadtrip Terre Neuve

Roadtrip Terre Neuve

Le lendemain matin : yoga sur la plage. Le reste de la journée : lecture, détente, guitare, balades le long de la côte. Nous pouvions voir les nuages d’air expulsés par les baleines, tout en étant blottis au chaud, dans notre couette.

Scruter l’océan à longueur de journée.
Assister aux étranges ballets auxquels se livraient les oiseaux marins, à la recherche de poissons, qu’ils ramenaient ensuite dans leur nid.
Observer de magnifiques couchés et levés de soleil.
Sentir les éléments se déchainer contre le van, une fois la nuit tombée.

roadtrip Canada

roadtrip Canada

Roadtrip Terre Neuve

roadtrip Canada

Roadtrip Terre Neuve

Dans chacun de ces moments, nous nous sentions privilégiés d’assister à de tels spectacles. Toute notre vie habitués à manger à l’intérieur, à dormir dans une maison, à vivre dans une ville et à n’être au contact de la nature que par intermittence : ces deux jours nous ont montré qu’une alternative existait.

Le « On y resterait bien », qu’on avait l’habitude de se dire avant, s’est transformé en « Allez, on y reste encore ».

Notre itinéraire :

Nos points de chute :

Jour 22 : Deer Lake, Joe Butt’s lookout

Jour 23 : Stephenville, sur le port

Jour 24 : Stephenville, sur le port

Jour 25 : Cap-Saint-George, à même la falaise

Jour 26 : Cap-Saint-George, à même la falaise

→ Notre article précédent : Jour 21 – Tout beaux, tout neufs

Jour 26 : On y resterait bien
Votre avis

Pierre

Auteur Pierre

Co-fondateur de The Roadtrippers, passionné de grands espaces, d'aventures et de modes de vie alternatifs !

Plus d'articles de Pierre

Rejoindre la discussion 3 Comments

Laisser un commentaire