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Nous voici en Acadie. D’étranges drapeaux bleu blanc rouge, presque semblables à notre drapeau national, flottent au sommet de certains mâts de façade que nous croissons. Emblème de l’histoire de toute une région, le tricolore étoilé nous a accompagné pendant notre rapide traversée du Nouveau-Brunswick puis de la Nouvelle-Écosse. Ces derniers jours furent relativement épuisants en terme de conduite, mais la route valait le coup : direction Terre-Neuve !

Et après, on fait quoi ?

La Gaspésie dans les rétroviseurs et la quiétude de ses paysages derrière nous : notre entrée au Nouveau-Brunswick est comme tachée de nostalgie. Alors que Gaspé a longtemps été la boussole de notre roadtrip, nous ne nous étions jamais préparés à ce que nous allions faire après. Certes, nous voulions descendre vers le sud en continuant de longer la côte Est, mais en l’absence d’objectif concret de destination, il nous manquait alors cet élan de motivation que nous avions eu avant.

Comment profiter au mieux des deux semaines qu’il nous restaient ? Les principales zones d’intérêt de cette nouvelle province se trouvaient au sud. Et si la baie de Fundy est certainement très belle dans son ensemble, faire autant de route pour ce qu’il nous semblait être une simple curiosité géologique, nous fit douter de la suite de notre périple. Une chose était sûre : nous avions besoin de « toucher » la culture et de nous rendre dans des endroits isolés.

C’est donc avec un mélange de détermination et d’hyperactivité, que nous décidâmes que Terre-Neuve serait notre prochaine étape. Plus simplement dit : nous étions aussi foufous que des enfants !

Avant Terre-Neuve, petite pause en Nouvelle-Écosse

Plein d’essence : Check.
Plein d’eau : Check.
Plein de bouffe : Check.
Plein d’enthousiasme : Check !

Après une unique nuit passée au Nouveau-Brunswick, à Dalhousie sur le port, nous avons roulé toute la journée de façon à arriver en soirée en Nouvelle-Écosse.


Et quelle arrivée ! Les joints des bras mécaniques, qui avaient certainement plus de 30 ans, n’ont pas résisté à l’averse qui nous a accueillis à notre entrée en Nova Scotia. C’est donc avec la pluie et nos essuies-glaces en panne, que nous nous sommes arrêtés au premier petit village de pécheurs qui venait.

Signe du destin ou confirmation que nous avions fait le bon choix, de ne pas rester plus longtemps au nord : non seulement la pluie s’arrêta une fois le van garé, mais nous découvrions aussi que Pugwash était en fête. Pour les 150 ans du Canada, la bourgade avait organisé un petit concert gratuit sur le port. Stands, manèges, musique locale et ambiance folklore étaient au rendez-vous. Après un hot-dog, une glace artisanale et cette intense immersion dans la culture régionale, nous nous prîmes à rêvasser : certaines villes ont définitivement cette capacité à nous ensorceler et à nous chauffer le cœur.

Pour la traversée : Passage obligé par Sydney

Le lendemain, après qu’un habitant soit venu nous aider à réparer nos essuies-glaces, nous nous sommes remis en route. Comme tous les dimanches, nous devions nous rapprocher d’une grande ville et choisir notre futur campsite avec stratégie : lundi et mardi, boulot !

Pour se rendre à Terre-Neuve, nous avions besoin de prendre un ferry à partir de Sydney (non non, pas le Sydney d’Australie !). Située à l’extrémité Est de la Nouvelle-Écosse, nous y avons donc élu domicile le temps de deux nuits, sur le parking d’une jolie petite église. Une fois nos billets réservés et la météo annoncée clémente pour le début de semaine, nous ne pouvions plus tenir : nous prîmes le bateau le mardi midi même. Nous travaillerons durant la traversée : elle durait tout de même six heures !

Le Canada sous un jour nouveau

Le portefeuille plus léger de 200 $ (environ 150 euros) et un changement horaire d’une demi-heure en plus, la première impression laissée par ce territoire se confirmait. L’ambiance à Channel-Port aux Basques avait quelque chose de spécial.

Maisons colorées et éparpillées sur une côte verte déchirée. Petits ilots isolés et paysage de toundra. Ciel bas plombé et lumière rasante. Océan scintillant de mille feux.

Nous avions affaire à un de ces endroits où la réalité surpasse les attentes – aussi élevées soient-elles.

Nous avions affaire à un de ces endroits où la réalité surpasse les attentes – aussi élevées soient-elles.

De chaque côté de notre van, défilaient des paysages pelés. Des collines abruptes, directement taillées par d’anciens glaciers et dont les sommets étaient cachés par les nuages. Notre itinéraire ? Rejoindre le Parc National du Gros Morne en remontant par la côte Ouest.

Notre itinéraire :

Nos points de chute :

Jour 15 : Pugwash

Jour 16 : North Sydney – Parking de l’église St Joseph

Jour 17 : North Sydney – Parking de l’église St Joesph

Jour 18 : Jeffrey’s – aux abords d’un champs

→ Notre article précédent : Jour 14 – Sortir de sa zone de confort

Jour 18 : Nouvelle boussole, nouvelle motivation
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Pierre

Auteur Pierre

Co-fondateur de The Roadtrippers, passionné de grands espaces, d'aventures et de modes de vie alternatifs !

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